Photographie : Le vautour et l'enfant (Kevin Carter)

Publié le par b_marco

 Voici certainement une des photos qui a déclenché le plus de polémiques à travers le monde. La vision quasi insoutenable du vautour attendant de dévorer cette fillette mourante, a provoqué un déluge de critiques envers le photographe Kevin Carter. Le cliché fut pris au Soudan en février 1993. Le pays était en pleine guerre civile, les animistes du Sud contre le gouvernement islamiste du Nord. L'aide internationale était systématiquement détournée puis envoyée en totalité au Nord par le gouvernement. Rapidement l'ONU préféra stopper l'envoi de nourriture laissant le pays dans un chaos total et les habitants dans la famine. C'est près d'un centre ONU, alors qu'il photographiait des enfants s'y rendant que le photographe trouva la fillette rampante. Elle aussi se dirigeait vers le centre. Carter pris quelques photos de la scène avant de chasser l'oiseau. Le New York Times publia le cliché quelques mois plus tard, il fut immédiatement repris par l'ensemble des grands journaux à travers le monde. Le succès de la photo aidant, le photographe reçu le prix Pulitzer en avril 1994, mais déjà des voix s'élevèrent. Certains critiquaient Kevin Carter pour avoir pris ce cliché, d'autres parlaient même de mise en scène. En juillet 1994 Kevin laisssa une lettre d'adieu dans laquelle il évoquait des souvenirs de guerres, de famines, d'enfants mourants, et la force avec laquelle ils le hantaient. A 33 ans il venait de mettre fin à ses jours.


                                           "Le vautour et l'enfant" par Kevin Carter











Commenter cet article

bnctony 21/04/2008

Interessant !
merci

Anonyme 26/12/2008

Rectification,aprés avoir pris ses clichés, le potographe Kevin Carter avait attendu 20 mn , espèrant que le charognard s'en aille mais le vautour n'a pas bougé; Ce photographe pour qui je n'ai que mépris et honte , a laissé la petite fille avecle vautour, il ne lui a porté aucun secours.J'en ai mal au ventre , à l'heure ou je vous écris.Il y a des limites dans le journalisme.

raoult dominique 28/03/2009

j'aurais aimé rencontrer kévin carter,j'ignorais qu'il s'etait suicidé.
monsieur l'anonyme..comment pouvez vous etre encore plus horrible dans vos propos en jugeant une personne que vous n'avez jamais connu?y étiez vous au fait j'en doute...

Francois Robert Lemire 06/04/2009

Une image vaut mille mots, quand je pense que la caisse de dépôt a perdue 40 milliards en mauvais placements et que dire de la misère humaine ! Quel est le prix de notre manque d'humanisme, chaque bouche sèche dans le monde nous crie silencieusement combien nous vivons en vase clos !

FR Lemire

Noa 17/05/2009

Si mépris et honte on doit ressentir envers quiconque, c'est d'abord envers ces gouvernements- ici le gouvernement soudanais- qui laisse leurs populations s'entre-déchirer dans des guerres civiles et mourir de faim. Le photographe de guerre est là pour fixer ces instants et les faire connaître au reste du monde. Le cliché de Kevin Carter a ce mérite là, celui de nous indigner contre la misère.